Sunar Yazicioglu

18 décembre 2009

Cahit Sıtkı TARANCI

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Cahit Sıktı Tarancı est né à Diyarbakir le 4 octobre 1910. A la demande de ses parents, il est envoyé à Istanbul à l'âge de 14 ans afin d'y poursuivre ses études après l'école primaire. Après le collège Saint Joseph, il continue ses études à Galatasaray, lycée francophone (1931), il fréquente l'école des sciences politiques (1931-1935), et part pour la France pour étudier à la faculté des sciences politiques de Paris grâce au journal Cumhuriyet -la République- (1939). Pendant ses études à Paris, il est présentateur des émissions en turc à la Radio de Paris.
A ce moment là la deuxième guerre mondiale éclate. Il poursuivait ses études quand les Allemands entrent dans Paris. Il lui faut fuir. Un seul lieu est en sécurité en Europe, la Suisse. Il est impossible de passer la frontière en voiture. Il achète une bicyclette et franchit les Alpes (1940).
Après la service militaire, il travaille comme fonctionnaire et traducteur dans différentes organisations (1944).
A la suite d'une grave maladie (1954), quand les traitements n'ont plus agi, il est emmené à Vienne où il meurt dans un hôpital. Son tombeau est à Ankara.
Ses thèmes sont la mort, l'amour, la nature, le passé, les secrets..
Pendant qu'il était élève au lycée ses premiers poèmes sont parus dans les revues de Muhit et Servetifünun. Dans un concours de poème, "Trente cinq ans" remporte le premier prix; sa renommée se répand dans tout le pays (1946). Il a écrit dans les revues de Varlık, Istanbul et Doğuş. Ses recueils de poèmes sont: Ömrümde -Dans ma vie (1933), Otuz beş yaş- Trente cinq ans (1946), Düşten güzel- Plus beau que le rêve (1952), Sonrası - Plus tard (1957), Tous ses poèmes (1983), recueillis par Asım Bezirci après sa mort.


                                                                                                                   

TRENTE CINQ ANS

L'âge trente cinq! C'est la moitié de la route
Comme Dante nous sommes au milieu de la vie
Substance que nous avions à l'époque d'adolescent
Supplier, implorer est en vain aujourd'hui
Va sans regarder les larmes de tes yeux.

A-t-il neigé à mes tempes, qu'y a-t-il?
Est-ce à moi, mon Dieu, ce visage ridé?
Et les cercles violets sous les yeux?
Pourquoi vous me paraissez ennemi comme ça?
Les miroirs que j'ai connus amis tant d'années?

Avec le temps comme change l'homme!
Quand je regarde mes images, ce n'est pas moi.
Où sont ces jours-là, cette envie, cet enthousiasme?
Je ne suis pas cet homme au visage riant;
c'est faux que je suis sans souci, c'est faux.

Notre premier amour, c'est des choses vagues;
son souvenir même nous est étrange
Les chemins se sont séparés avec les amis
qui avaient commencé ensemble la vie
Notre solitude augmente à chaque jour.

Le ciel a eu une autre couleur!
J'ai remarqué tard que la pierre est dure.
Que l'eau noie, que le feu brûle!
L'homme comprend quand il vient à cet âge
que chaque jour qui nait est une douleur

Coing jaune, grenade rouge, c'est l'automne
que je me suis approprié d'un an à l'autre.
Pourquoi les oiseaux tournent dans le ciel?
D'où est sorti ce cortège ? Qui est mort?
C'est le quantième jardin que j’ai vu en ruine ?

On ne peut pas,la mort arrive à tout le monde.
Comme si tu as dormi, tu ne t'es pas réveillé.
Qui sait où? Comment? A quel âge?
Tu auras un règne pendant une prière,
Semblable au trône, étalé sur la pierre.

                                    Cahit Sıtkı TARANCI  trad. Sunar Yazicioglu




OTUZ BEŞ YAŞ


Yaş otuz beş! Yolun yarısı eder.
Dante gibi ortasındayız ömrün.
Delikanlı çağımızdaki cevher,
Yalvarmak, yakarmak nafile bugün,
Gözünün yaşına bakmadan gider.

Şakaklarıma kar mı yağdı ne var?
Benim mi Allahım bu çizgili yüz?
Ya gözler altındaki mor halkalar?
Neden böyle düşman görünürsünüz;
Yıllar yılı dost bildigim aynalar?

Zamanla nasıl değişiyor insan!
Hangi resmime baksam ben değilim.
Nerde o günler, o şevk, o heyecan?
Bu güler yüzlü adam ben değilim;
Yalandır kaygısız olduğum yalan.

Hayal meyal şeylerden ilk aşkımız;
Hatırası bile, yabancı gelir.
Hayata beraber başladığımız
Dostlarla da yollar ayrıldı bir bir;
Gittikçe artıyor yalnızlığımız.

Gökyüzünün başka rengi de varmış!
Geç fark ettim taşın sert olduğunu.
Su insanı boğar, ateş yakarmış!
Her doğan günün bir dert olduğunu,
İnsan bu yaşa gelince anlarmış.

Ayva sarı nar kırmızı sonbahar!
Her yıl biraz daha benimsediğim.
Ne dönüp duruyor havada kuşlar?
Nerden çıktı bu cenaze? Ölen kim?
Bu kaçıncı bahçe gördüm tarumar?

N'eylersin ölüm herkesin başında.
Uyudun uyanmadın olacak.
Kim bilir nerde, nasıl, kaç yaşında?
Bir namazlık saltanatın olacak.
Taht misali o musalla taşında.

                                           Cahit Sıtkı TARANCI

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09 janvier 2010

Hodja Nasreddin

   

                                                                       Nasreddin_Hoca

Hodja Nasreddin            


    
Nasreddin Hodja est une personnalité turque qui a vécu au 13 ème siècle, censée avoir habité à Aksehir (Akchéhir) , à l’ouest de la Turquie. Hodja est un caractère  populaire dont les conseils et  les opinions étaient aimés et respectés par ses concitoyens. Ils aiment également examiner son esprit en lui faisant de mauvaises blagues ou en lui posant des questions absurdes. Hodja était toujours victime des plaisanteries pratiques des enfants et des adultes, qui ont voulu voir comment il sortirait des problèmes
       Hodja, ainsi appelé pour sa sagesse ( en Turc hodja signifie le professeur et le leader réligieux , supposé qu’il est un homme instruit ) , est parfois un imam , parfois un kadi. Mais il était ,avant tout, un petit fermier qui a une petite terre à cultiver. Il est assidu et honnête, cependant il n’est pas
protégé contre les  petites impostures. Il est toujours pauvre. Lui et sa famille vivent toujours modestement, et de temps en temps ils souffrent même de la pauvreté où il n’y a aucune nourriture et pas de feu dans sa maison. Nasrettin Hodja  est disposé à faire n’importe quel travail pour faire vivre sa famille. Bien que les moments difficiles le rendent parfois amer , il  garde son sens de l’humour et son optimisme
       Dans quelques anecdotes Hodja semble tout à fait idiot. On croit que , à son tour il va vouloir faire des blagues aux autres. Il aime étonner ses concitoyens, donner un bon message sous forme de plaisanterie. Parfois, pour son propre bénéfice ou pour se sauver, il feint d’être stupide.

Le pouvoir du turban


Un jour un Persan , résident d’Akchéhir (Turquie) reçoit  une lettre de ses relations à Isfehan.
Parce qu’il était analphabète il apporte la lettre à Hodja Nasreddin pour la faire lire.Mais le hodja ne sait pas  le Persan.
- C’est écrit en Persan, se plaint-il, je ne peux pas lire le Persan!
Le Persan était bien affligé:
- Hodja Eféndi, hodja éféndi, vous vous êtes coiffé d'un turban mais vous ne pouvez pas lire une lettre?
Hodja le considéra pour un moment, il prit son turban, le tendit au Persan.
- Eféndi, si c’est l’habilité du turban, prends-le et lis la lettre, dit-il.

La vache a ruiné le potager.

Nasreddin Hodja était le kadi du temps. Un jour un voisin est venu pour se plaindre à lui . 
-Hodja Eféndi, il s’avère que votre vache est entrée dans notre potager et a endommagé considérablement les légumes. Que dit votre livre noir de loi sur ce sujet?
-Un animal n’a pas raison, dit le Hodja , le propriétaire n’est pas résponsable du comportement instinctif de son animal, on ne peut exiger aucun dédommagement.
-Je me suis mal exprimé Hodja Eféndi, dit le voisin, rectifiant son erreur,  je voulais dire que notre vache est entrée dans votre potager.
-Voyons ce que dit la loi sur ce sujet, murmura le Hodja en prenant  son livre noir de loi.

Pierres et chiens.

Nasreddin Hodja était allé en ville  pour quelques affaires. C’était une nuit glaciale d’hiver. Sur le chemin de l’auberge un chien le regardant méchamment a aboyé après lui. Hodja s'est penché vers le sol pour prendre une pierre et la jeter à l’animal.
Il ne pouvait pas la soulever parce que la pierre était soudée à la terre gelée.
- Quelle étrange ville, dit Hodja en se parlant , ils attachent les pierres et laissent les chiens errer librement.


La femme la plus agée.

Nasreddin Hodja avait deux femmes, l’une était plus âgée que l’autre.
- Laquelle de nous est-ce que tu aimes  la plus? demande un jour la plus âgée des femmes.
- Je vous aime autant l'une que l'autre, répond sagement Hodja.
N'étant  pas satisfaite la vieille femme continue:
-Si toutes les deux nous tombions d'un bateau, la quelle tu voudrais sauver la première?
-Bien, dit Nasreddin, tu sais un peu nager n’est-ce pas?

La couverture est allée, le conflit est fini


Nasreddin Hodja s'était réveillé au milieu de la nuit par les cris de deux hommes qui se  disputent devant sa maison. Hodja a attendu un moment mais ils continuaient à contester l'un avec l'autre. Hodja ne pourrait pas dormir, enroulant sa couverture étroitement autour de ses épaules, il s'est précipité dehors pour séparer les hommes qui allaient se battre. Mais quand il a essayé de raisonner avec eux, l'un d'entre eux a saisi la couverture des épaules de Hodja et tous les deux hommes ont fui. Hodja, très las et confondu, s'en est retourné à la maison.
- Quelle était la querelle au dehors ? a demandé son épouse quand Hodja est entré.
- Ce doit être notre couverture, Hodja répondu. La couverture est allée, le conflit est fini.

   
La beauté est dévoilée

Un jour Hodja était fatigué d’être  veuf, ainsi il a rencontré une femme  veuve avec un arrangement de ses voisins. Selon les règles sociales existantes, les jeunes mariées ne montraient pas leurs visages à leurs futurs maris avant le mariage. Hodja et la femme ont parlé l'un avec  l'autre un moment et ils ont décidé de se marier . La femme derrière le voile noir avait une voix belle et jeune mais malheureusement, elle était vieille et laide.
Le jour du mariage, son épouse a dévoilé son visage à lui et a demandé,
- Dites-moi, lesquels de vos parents et amis puis- je voir sans couvrir mon visage ?
- Montrez votre visage à qui que ce soit que vous voulez , à condition que vous ne me le montrez pas ! a répondu Hodja. 

Errer tellement

Les voisins s'inquiétaient de la belle épouse  de Hodja.
- Hodja, disaient-ils, votre épouse rend visite à ses jeunes amis et erre autour toute la journée dans le village.
- je ne pense pas comme vous ! Hodja répondu, si elle errait autour tellement, je suis sûr qu'elle s'arrêterait à notre maison .

Le plateau de baklava

Un jour, Nasreddine Hodja et ses amis se reposaient au café.
Un jeune garçon portant un plateau de baklava a attiré l'attention de l'un des hommes.
-Hodja efendi, regard!
Il a désigné un garçon:
-Ce garçon  porte un plateau de baklava.
Cela ne me regarde pas, Hodja a gesticulé ses épaules.
-Mais, Hodja, regarde! Il l'emmène à votre maison.
Hodja a affirmé, 
-Cela ne te regarde pas.

Eléphant          

Timur a apporté un éléphant à Aksehir. L'animal monumental a été laissé seul pour errer au lieu où il voulait. Tous les champs ont été fauchés, les vignes, les potagers ont été ruinés par l’éléphant. En sus, les personnes d'Aksehir ont été laissés responsables d'alimenter l'animal. En bref, l'éléphant de Timur est devenu en premier lieu le problème des villageois. Les personnes d'Aksehir ont supplié Nasreddin Hodja :
- Hodja Eféndi, vous êtes la seule personne qui n'a pas peur de parler à Timur. Seulement vous pouvez le convaincre. Allez lui dire que nous ne voulons pas cet éléphant ici. Expliquez que nous l’avons assez supporté. Le Hodja a convenu qu’ils doivent faire quelque chose à ce sujet.
-Mais je suis effrayé de parler à Timur également. Que diriez-vous du demain, de 10 à 15 de vous et moi, tous aller ensemble à Timur et lui parler en faveur de notre cas, en groupe. Nous serons plus forts de cette façon.
Chacun a convenu. Le matin suivant par grand groupe, les hommes se sont réunis devant la maison de hodja et ainsi le hodja au devant, la foule le suivant, le cortège a commencé à marcher vers la tente de Timur. Pendant qu’ils approchaient de la résidence provisoire du despote, le peuple qui était exténué par la crainte de la fureur de Timur, a disparu un à un. Quand le Hodja était sur le point d'entrer dans la grande tente, il a remarqué qu'il était tout seul.
-Ah, vous les lâches ! qu’il a dit.
- Hodja ! a tonné Timur, qu’est-ce qui vous apporte à ma présence aujourd’hui ?
-Le Grand Timur, Nasreddin Hodja a ressaisi son courage, nous aimons l'éléphant que vous nous avez apporté. Nous sommes reconnaissants à vous pour votre bienfait. Il est devenu la fierté et la joie de notre ville. Mais, nous sommes inquiets, Grand Timur, le pauvre animal est un peu seul. Peut-être vous pouvez lui faire venir un ami, un éléphant femelle, ainsi ils pourront flâner autour dans les domaines et les jardins ensemble et, si Dieu veut laisser, eux pourront même avoir une famille. Cela pourra augmenter notre appréciation de votre cadeau très généreux à nous.

Toi aussi...


Pendant qu'il était juge, un homme vint se plaindre aupres de lui. Il raconta le fait, selon lui, et Nasreddin Hodja lui dit:
- Tu as raison.
Un peu plus tard, un autre vint et dit:
-Hodja, on t'a trompé, et raconta le malentendu selon sa façon.Apres l'avoir écouté il lui dit:
- Tu as raison.
Sa femme, qui dans la chambre à coté avait entendu toute la conversations:
-Chacun a raconté le fait selon leur opinion, mais tu as donné raison a tous les deux.Lequel est-il fautif?
Hodja réfléchit un instant puis répondit:
-Toi aussi, tu as raison..

Chaudron

Un jour, Nasreddin Hodja avait emprunté un chaudron à son voisin. Parce qu’il ne l'a pas renvoyé pendant longtemps, le voisin est venu frappant à la porte.
-Hodja effendi, si vous avez fini votre travail avec le chaudron, pourrai- je le prendre ? Mon épouse a besoin de lui aujourd'hui.
-Ah!, naturellement, Hodja a indiqué, attends ici une minute et moi, je le chercherai.
Quand Hodja est revenu à la porte avec le chaudron, le voisin a vu qu'il y avait à l'intérieur un petit pot.
-Qu'est-ce que c'est?
-Ecoute, voisin, félicitations, votre chaudron a donné naissance à un pot bébé a dit le Hodja.
Le voisin, incrédule, pourtant ravi, a remercié le Hodja, a pris son chaudron et le nouveau petit pot et est allé à la maison.
Quelques semaines après cet incident,  un jour le Hodja est venu encore, demandant à emprunter le chaudron. Le voisin n'a pas hésité et a  prêté le chaudron à Hodja avec plaisir. Cependant, une fois de plus il  demanderait de Hodja de le renvoyer. Le voisin n'hésita pas d’aller le réemprunter.
-Hodja effendi, avez-vous fini d'utiliser le chaudron?
-Ah! voisin, ah! s'est lamenté le Hodja,  j'ai peur que votre chaudron soit mort.
-Hodja effendi, ce n'est pas possible, un chaudron ne peut pas mourir! a hurlé le voisin étant incroyant. Mais la réponse de Nasreddin Hodja était prête.
-Mon cher camarade, vous croyez qu'il peut donner naissance, pourquoi vous ne croyez pas qu'il peut  mourir aussi?'

                        Traduit en Français par Sunar Yazicioglu


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Napolyon

 

 

                                                                          Napolyon

 

 

 

Napolyon'dan Özdeyişler

 

 

 

Si vous n'aimez pas les chiens, vous n'aimez pas la fidélité ; vous n'aimez pas qu'on vous soit fidèle, donc vous n'êtes pas fidèle.
Köpekleri sevmiyorsanız, sadakati sevmiyorsunuz; size sadık olunmasını sevmiyorsunuzdur, o halde siz sadık biri değilsiniz.

La pauvreté, les privations et la misère sont l'école du bon soldat.
Fakirlik, yoksunluk ve sefalet iyi bir askerin okuludur.

N'interrompez jamais un ennemi qui est en train de faire une erreur.
Hata yapan düşmana asla engel olmayın. 

Avec de l'audace, on peut tout entreprendre, on ne peut pas tout faire.
Gözüpeklikle her işe girişilebilir; ama her şey yapılamaz. 

On ne peut pas faire semblant d'être courageux.
Cesaretliymiş gibi görünülemez.

La morale est bien souvent le passeport de la médisance.
Ahlak çok kere dedikoduculuğun pasaportudur. 

On ne devient pas athée par souhait.
Dileyerek dinsiz olunmaz. 

Le doute est l'ennemi des grandes entreprises.
Şüphe büyük girişimlerin düşmanıdır. 

Dans tout ce qu'on entreprend, il faut donner les deux tiers à la raison, et l'autre tiers au hasard. Augmentez la première fraction, et vous serez pusillanime. Augmentez la seconde, vous serez téméraire.
Girişilen her işte, üçte ikisi akla, üçte biri tesadüfe aittir. Birincisini artırırsanız ödlek , ikincisini artırırsanız gözüpek olursunuz.

La première des vertus est le dévouement à la patrie.
Faziletlerin ilki kendini vatana adamaktır.


Les règlements sont faits pour les médiocres et les indécis ; rien de grand ne se fait sans l'imagination.
Yönetmelikler vasat ve kararsız olanlar içindir; hiçbir büyük şey hayal olmadan olmaz.
   
Les règlements sont faits pour les soldats et non pour les guerriers ; la bataille se rit du code, elle en exige un nouveau, innové par elle et pour elle et qui disparaît dès qu'elle est terminée.
Yönetmelikler askerler için yapılmıştır, savaşanlar için değil; muharebe yasa ile alay eder, yeni bir tanesini gerektirir, onun tarafından ve onun için değiştirilmiş, o bittiği andan itibaren sona ermiş olanı.
 
Les lois claires en théorie sont souvent un chaos à l'application.
Teoride anlaşılır olan kanunlar çok kere uygulamada karmakarışıktır. 
 
Je ne voudrais pas être à la place de Dieu, c'est un cul de sac.
Tanrının yerinde olmak istemezdim, bu bir çıkmaz sokak.
 
La supériorité de Mahomet est d'avoir fondé une religion en se passant de l'enfer. 
Muhammed’in üstünlüğü cehennemden geçerek bir din kurmuş olmasındadır.                   

L'inspiration n'est le plus souvent qu'une réminiscence.
İlham çok kere bir anımsamadan ibarettir. 

Une belle femme plaît aux yeux, une bonne femme plaît au coeur ; l'une est un bijou, l'autre un trésor.
Güzel bir kadın göze hoş görünür, iyi bir kadın ise gönle hoş gelir;  biri bir mücevher, öteki bir hazinedir.

Les peuples passent, les trônes s'écroulent, l'église demeure.
Halklar geçer, tahtlar yıkılır, kilise kalır.

On peut s'arrêter quand on monte, jamais quand on descend
Binince durulur, inince değil.

Les grands écrivains sont des radoteurs estimés.
Büyük yazarlar kendilerine değer verilen saçmacılardır. 

La tragédie échauffe l'âme ; elle élève le coeur ; elle peut, elle doit créer des héros !  
Trajedi ruhu coşturur; kalbi yüceltir; kahramanlar yaratmalıdır, bunu yapabilir!

Le coeur d'un homme d'Etat doit être dans la tête.
Bir devlet adamının kalbi başında olmalı.

L'intelligence ne se mesure pas des pieds à la tête, mais de la tête au ciel.
Zeka ayaklardan başa değil, fakat baştan göğe ölçülmelidir.
 
L’impossible est le refuge des poltrons.
İmkansızlık ödleklerin sığınağıdır.
                                                                                                                
Il n'y a que deux espèces de plans de campagne, les bons et les mauvais. Les bons échouent presque toujours par des circonstances imprévues qui font souvent réussir les mauvais.
İki tür sefer planı vardır, iyi olanlar ve kötü olanlar. İyi olanlar, hemen hemen daima, kötü olanları başarıya ulaştıran umulmadık şartlar tarafından çok kere başarısızlığa uğratırlar

La force d'une armée, comme la quantité de mouvement en mécanique, s'évalue par la masse multipliée par la vitesse
Bir ordunun gücü, mekanik manevra niceliği kadar, hızıyla çarpılan kitlesiyle hesaplanır.

Un bon croquis vaut mieux qu'un long discours.
İyi bir kroki uzun uzun nutuk çekmekten daha değerlidir.

Vous devez tout voir, tout entendre et tout oublier
Her şeyi görmeli, herşeyi işitmeli ve herşeyi unutmalısınız.

La noblesse aurait subsisté si elle s'était plus occupée des branches que des racines.
Asalet köklerden çok dallarla uğraşıyorsa yaşayabilir.

A tout peuple conquis il faut une révolte.
Kazanılmış her halka bir başkaldırı gerekir.

Je redoute trois journaux plus que 100.000 baïonnettes.
Üç gazete, beni 100.000 süngüden daha çok korkutuyor.

La bravoure procède du sang, le courage vient de la pensée.
Yüreklilik soydan gelir, cesaretse düşünceden.

Intimer un ordre c'est intimider un regard.
Bir emir tebliğ etmek bir bakışı yıldırmaktır.

Si la perfection n'était pas chimérique, elle n'aurait pas tant de succès.
Mükemmellik düşcü değilse o kadar başarılı olamayabilir.

La diplomatie est la police en grand costume.
Diplomasi büyük kostüm giymiş polistir.

Un trône n'est qu'une planche garnie de velours
Taht kadifeyle bezenmiş tahtadan başka bir şey değildir.

Il faut des fêtes bruyantes aux populations, les sots aiment le bruit, et la multitude c'est les sots.
Halklara gürültülü bayramlar lazım, aptallar gürültüyü sever, ve çoğunluk aptaldır.

En amour, la seule victoire, c'est la fuite.
Aşkta tek zafer kaçmaktır.

On ne conduit le peuple qu'en lui montrant un avenir : un chef est un marchand d'espérance.
Halk ancak kendisine bir gelecek gösterilerek yönetilir: Başkan bir umut taciridir.

Il n'y a qu'un secret pour mener le monde, c'est d'être fort, parce qu'il n'y a dans la force ni erreur, ni illusion ; c'est le vrai, mis à nu.
Toplumu yönetmek için bir tek sır vardır, o da güçlü olmak,  çünkü güçte ne hata ne de yanılma var; o gerçek olandır, gün gibi ortada olan.

L'homme n'a pas d'amis, c'est son bonheur qui en a.
İnsanın dostu olmaz, mutluluğunun olur.

Le général qui voit avec les yeux des autres n'est pas capable de commander une armée.
Başkalarının gözüyle gören general bir orduya kumanda edemez.

Une société sans religion est comme un vaisseau sans boussole.
Dinsiz bir toplum pusulasız gemi gibidir.

Le grand art, c'est de changer pendant la bataille. Malheur au général qui arrive au combat avec un système.
Büyük hüner muharebe esnasında değiştirmektir. Savaşa bir sistemle gelen generalin vay haline.

Tous les événements ne tiennent qu'à un cheveu.
Bütün olaylar sadece bir saç teline tutunur.

Le meilleur moyen de tenir sa parole est de ne jamais la donner.
Sözünü tutmanın tek yolu söz vermemektir.

Sachez écouter, et soyez sûr que le silence produit souvent le même effet que la science.
Dinlemesini biliniz, ve emin olunuz ki sükut bilimle çok kere aynı etkiyi yapar.

Il y a plus de chances de rencontrer un bon souverain par l'hérédité que par l'élection.
Seçimle gelenden verasetle gelen hükümdarın iyi olma şansı daha fazladır.

L'homme n'est qu'un animal plus parfait que les autres et qui raisonne mieux.
İnsan daha iyi düşünen, ötekilerden daha mükemmel bir hayvandır.

 

                                            Çeviren: Sunar Yazıcıoğlu

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Şiirlerim

 

Dost mudur, düşman mı, bilemez oldum.

 

Gördüm sapasağlam yürüyenleri
Kıskandım yerimde duramaz oldum.
Hayatın aldırmaz yürüyüşünü
Anladım, kendimi güvensiz buldum.

Kimisi pervasız gülüp duruyor.
Kimisi gül olmuş açıp soluyor.
Kimi topuğunu yere vuruyor.
Ne yere ne göğe sığamaz oldum.

Her şey değişecek aldırma yeter.
Dökülen yaprağın, yenisi biter
Hayat yaşamağa elbette değer
Talihi boş yere bekledim durdum.

Sunar'ın sözünü ciddiye alma.
Söylenir dururum bana aldırma.
Her dost sandığına inanıp kanma,
Dost mudur düşman mı bilemez oldum.

 

Sunar Yazıcıoğlu

 

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Gece

 

Her taraf siyaha boyanmış gibi
Gölgeler karşımda dikilir durur.
Gecenin bu soğuk karanlığını
Gözümü kapasam, görmesem olur.

Işıklar pervane olmuşlar sanki
Duvar ıslak, toprak ıslak, taş ıslak.
Direkler süzülür bir gelin gibi
Bulutlar göklerde sanki bir duvak.

Gömülmüş yıldızlar yalnızlıklara
Gecenin çığlığı duyulur gibi.
Gözlerim dalarken karanlıklara,
uykulu, uykulu bakılır gibi.

Sokaklarda gezer bütün bir gece
Sefil insanlarla yalnız kediler
İnsanlar söylenir kendilerince
Kediler dikkatle onları dinler.

Uzaktan bir köpek sesler buraya;
Yakınlardan ayak sesleri gelir.
Arada, patırtı duyulursa da,
Ardından sessizlik göğe yükselir. 

Seçildi tanıdık şekiller bir bir
Karanlık boşluğu ışık doldurdu.
Sönerken pencerelerde lambalar
Korkunç görünümlü devler kayboldu.

 

Sunar Yazıcıoğlu

 

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Rumuzdan Rumuza

 

KARAMELEK gel benimle oynama
Kara yılan gibi girdin koynuma
Sabırlıyım, gururluyum ben ama
Senden uzak kalmak elimde değil.

Parmaklarım yazdı sen anlamadın
İşin öğrenmedim, ismin duymadım
Bana yazmayınca sebep sormadım
Sen hiç yazmasan da yazılmaz değil.

Gene coştu gönlüm, kaynayıp coştu
Yalvarmak, dövünmek doğrusu boştu
Selam göndermeyen vefasız dostu
Yazmıyorsa beklemesi hoş değil.

SERVİUS’um , ne diyeyim olana
Falıma bakmadan halimi anla
Sitemimi gönderirim ben sana
Ama ulaşır mı hiç belli değil.

 

Sunar Yazıcıoğlu 

 

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Gelmedin

 

Göksümde ağrısın, gözlerimde kan
Sen beni kuşatan çizgi gibisin.
Aklımdan çıkmayan düşüncesin sen
Havada uçuşan kuşlar gibisin.

            ***

Yanağın gamzeli, dişlerin  inci
Beni mutlu eder aşkın sevinci
Seni seyrederken titrerim çünki
Çiçeklerle gelen bahar gibisin.

             ***

Bekledim gelmedin beklettin beni
Ne olur bir daha görseydim seni
Geçmedi sevgimin ateşi, demi
Görünüp kaybolan serap gibisin.

 

Sunar Yazıcıoğlu

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Eski Resimler


Kurulmuş sandalyelere büyükler,
sanki başka diyarlardan gelmişler.
Biz çocuklar kısa pantolonlarımızla;
gözlerimizde umut, umursamazlık, sevinç ışığı;
oturduğumuz eski konaklar, cumbalı evler,
büyük kapılar, boyasız duvarlarda.


                   ****


Ve ben annemin kucağında,
şimdi unuttuğum çocukluk yıllarında;
bilmem hangi sevgi, hangi özenle
el bebek gül bebek büyütüldüğüm,
bu gün ise hâlâ anlamadığım
kaybolmuş, unutulmuş çabalarla.


                  ****


Herkes bir arada, günümüze uymayan resimlerde;
kesik saçlar, kısa etekler,
eşinin giysisini giymiş teyzem,
muziplikten geri durmuyorlar;
iki kızın kolunda iki bebek,
uyuyorlar.


                  ****


Hiç unutulur mu yaşanmış günler,
yer yer sararmış fotoğraflarda;
her biri geçmişin dilsiz tanığı,
hatıralarda o günleri yaşıyorlar,
bakın biz buradayız diyorlar;
bizim çocuk olduğumuz,
çocuklarımızın olmadığı yıllarda.


                  ****


Bir başkadır eski resimlerle geçmişe dönmek,
eğer şaşaalıysa geçenler onunla övünmek;
üzülmek yoklukla geçen  hatıralara,
bir resim ki yarısı sarı, yarısı kara

Sunar   Yazıcıoğlu

 

 

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 Atatürk



İsmini özenle deftere yazdım
Resmini gururla bağrıma bastım
Unutmamak seni sevmek maksadım
Ülkelere örnek oldun Atatürk.

***

Yurdumuza çağdaşlığı getirdin
Cehaleti, bağnazlığı bitirdin
Ulusunu ileriye götürdün
Her gün seni övsek azdır Atatürk.

***

Dünyaya yayıldı şöhretin, şanın
Sayende kurtuldu aziz vatanım
Seni örnek alır bu gençler yarın
Göksümüzü sen kabarttın Atatürk.

***

Tarihi yazdırdın şerefle, şanla
Düşmanı gönderdin tüfekle, kanla
Ne çok sevdiğimi bak da gör anla
Yüzümüzü sen ağarttın Atatürk.

***

Birlikte yaşadı kuzusu, kurdu
Duydu mu hiç kimse fark olduğunu
Beraber olmanın mutluluğunu
Milletine sen öğrettin Atatürk.

***

Kıyaslasın âlem dünle bugünü
Anlayamaz seni cahili, körü
Anlayışı yetmez, ondan ötürü
Aydın olan seni anlar Atatürk.


Sunar Yazıcıoğlu

 

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Kızıma

 

Benim yüreğimin parçası kızım,

Hastalandın beni üzdün derinden.

Gözümü yaş ile doldurdun kızım,

Ne çare ki bir şey gelmez elimden.

 

Seni bilmeyerek üzdümse eğer,

Sözümü tartmadan dedimse eğer,

Bir gün sana uzak durdumsa eğer,

Söyle, af dileyim, tut ellerimden.

 

Geçiyor günlerin vakti, saati,

Kabul et babandan bu iltifatı.

Ve bir gün biterse dünya hayatı,

Beni senden ayrı düşünme kızım.

 

Sunar Yazıcıoğlu

 

 

El Olduk Şimdi

 

Sevdiğim! Seninle el olduk şimdi.

Görmesem de seni, hep hatırlardım.

Kaderin sevgime hor baktığını

Seni gördüğüm ilk günde anladım.

 

Bambaşkaymışsın sen canımın içi,

O mahzun halini unutamadım.

Resimlerde buruk görünce seni,

Gurur boş bir şeymiş, çok geç anladım.

 

O ezik bakışın, o çocuk halin!

Daha fazlasını inan görmedim.

Duruşun, hafiften gülümseyişin!

Sen sanıyordun ki, seni sevmedim.

 

Ağladım, sızlandım, üzüldüm ama

Uçan kuş misali elimden gittin.

İkimiz çok güzel, bir çift olsak da,

Başkasını buldun beni terk ettin.

 

Her ne kadar niyet bizim olsa da,

Üzülmem, üzülmem böyleymiş kader.

Anneler, babalar çırpınsalar da,

Sezinlenemezmiş başa gelenler.

 

Sunar Yazıcıoğlu

Not. Bu şiir hayal ürünüdür.

 

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Aimée d'Alton'a,


Gözleri gök mavisi, omuzları mermer beyazı,
Gülüşüne hayran olduğum, pagan günlerinin tanrıçası.
Gel, altın renkli asma dalından tacının altındaki
Parlayan alnına değdireyim dudaklarımı.

Tepeye giden şu yeşil patikayı görüyor musun?
Seni orada, ışıklı gök kubbenin altında kucaklayayım.
Ve ilahi çevrende tembel tembel dalgalansın,
Gümüş rengindeki parlaklığı ılık akşamın.

Alfred de Musset (1810-1857) Çev. Sunar Yazıcıoğlu

Şiirin orijinali:

À Aimée d’Alton

Déesse aux yeux d’azur, aux épaules d’albâtre,
Belle muse païenne au sourire adoré,
Viens, laisse-moi presser de ma lèvre idolâtre
Ton front qui resplendit sous un pampre doré.
Vois-tu ce vert sentier qui mène à la colline ?
Là, je t’embrasserai sous le clair firmament,
Et de la tiède nuit la lueur argentine
Sur tes contours divins flottera mollement.

Alfred de Musset

 

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Mirabeau Köprüsü,

 

Mirabeau köprüsünün altından Seine nehri akar
Ve bizim aşklarımız.
Sevincin güçlükten sonra geldiğini
Gerekir mi hatırlamamız.

Gece gelir, saat çalar;
Ben kalırım, günler geçer.

El ele yüz yüze duralım,
Kollarımızın oluşturduğu
Köprünün altından geçerken
Sonsuz bakışlarımızın yorgun dalgası .

Gece gelir, saat çalar
Ben kalırım, günler geçer.

Aşk, bu akan su gibidir..
Aşk uzaklaşır,
Ümit ne kadar güçlü,
Hayat ne kadar yavaştır.

Gece gelir, saat çalar
Ben kalırım, günler geçer.

Geçer günler, geçer haftalar.
Ne geçen zaman geri döner,
Ne de geri döner aşklar.
Mirabeau köprüsünün altından Seine nehri akar.

Gece gelir, saat çalar
Ben kalırım, günler geçer.

Guillaume Apollinaire (1880-1918)
Çev. Sunar Yazıcıoğlu


Şiirin orijinali:

Le Pont Mirabeau

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu’il m’en souvienne
La joie venait toujours après la peine.

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure.

Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l’onde si lasse.

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure.

L’amour s’en va comme cette eau courante
L’amour s’en va
Comme la vie est lente
Et comme l’Espérance est violente.

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure.

Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine.

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

Guillaume Apollinaire.
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1 Ocak,

 

Çocuk, daha sonra size diyecekler ki

büyük baban sizi çok severdi;

bu dünyada elinden gelenin en iyisini yaptı,

çok az sevindi, pek çok kıskananı oldu,

sizin küçük olduğunuz, onun yaşlı olduğu zamanda.

Çirkin söz söylemedi, ne de üzgün göründü,

O sizi gül mevsiminde terk etti, öldü.

İyicil bir ihtiyardı; büyük bombardımanın

o amansız kışında, size, bin bir maskaralık yapan kuklalarla,

bir yığın oyuncak ve oyuncak bebek almak için,

silahlı insanlarla dolu içler acısı Paris’i geçti;

Simdi siz, uzayıp giden ağaçların altında,

derin düşüncelere dalacaksınız, hatırasıyla.

 

Victor Hugo, Çev. Sunar Yazıcıoğlu

 

 

Şiirin orijinali:

1er janvier

Enfant, on vous dira plus tard que le grand-père

Vous adorait; qu’il fit de son mieux sur la terre,

Qu’il eut fort peu de joie et beaucoup d’envieux,

Qu’au temps où vous étiez petits il était vieux,

Qu’il n’avait pas de mots bourrus ni d’airs moroses,

Et qu’il vous a quittés dans la saison des roses;

Qu’il est mort, que c’était un bonhomme clément;

Que, dans l’hiver fameux du grand bombardement,

Il traversait Paris tragique et plein d’épées,

Pour vous porter des tas de jouets, des poupées,

Et des pantins faisant mille gestes bouffons;

Et vous serez pensifs sous les arbres profonds.

Victor Hugo (1802-1885)

 

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Elveda,

 

Bir damla göz yaşıyla dudakları ıslatan;
Sevinci sonlandıran ve aşkı kesip atan;
Daha başındayken mutluluğu kurutan ;
Gelecekte bir gün, silinmesi şart olan kelime ! Elveda !

Elveda !... Hayatımda, seni sık sık kullandım,
Sevdiğim varlıkları terk ederken bilmeden,
Sakladığın sıkıntıyı, yıkımı anlamadım,
İnsan « Dön » der, ama Tanrı « Asla ! » diyorken.

Kelime!... Bugün yine sen varsın ağzımda;
İçinde o olduğundan her şeyi kapsayan,
Boşluğa düşen ve cevabı ancak bir hayalle aramda
Sonsuz bir sessizlikten ibaret kalan !

Yine de her solumamda, boğuk bir iç çekişin
İkiye böldüğü o kelimeyi kalbim tekrar söylüyor,
Sanki tabiattaki bütün seslerin
Bir tek anlamı oymuş gibi, heyhat! Elveda diyor!

Alphonse de Lamartine Çev. Sunar Yazıcıoğlu

Şiirin orijinali:

Adieu

Adieu ! Mot qu’une larme humecte sur la lèvre ;
Mot qui finit la joie et qui tranche l’amour ;
Mot par qui le départ de délices nous sèvre ;
Mot que l’éternité doit effacer un jour !

Adieu !.... Je t’ai souvent prononcé dans ma vie,
Sans comprendre, en quittant les êtres que j’aimais,
Ce que tu contenais de tristesse et de lie,
Quand l’homme dit : "Retour !" et que Dieu dit : "Jamais !"

Mais aujourd’hui je sens que ma bouche prononce
Le mot qui contient tout, puisqu’il est plein de toi,
Qui tombe dans l’abîme, et qui n’a pour réponse
Que l’éternel silence entre une image et moi !

Et cependant mon cœur redit à chaque haleine
Ce mot qu’un sourd sanglot entrecoupe au milieu,
Comme si tous les sons dont la nature est pleine
N’avaient pour sens unique, hélas ! Qu’un grand adieu !

Alphonse de Lamartine (1790 - 1869)
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Bir Genç Kıza,

 

"Niçin yakınıyorsun, güzel kız?

Yoksa günlerin o ilk gençlik günlerin değil mi? "Litvanya halk şarkısı"

 

Çocukluğun çok güzel olduğunu bilmezsiniz,

Çocuk! Bizim ağrılı yaşımıza hiç imrenmeyin siz,

Kah köle, kah isyankardır bizim kalbimiz,

Çok defa göz yaşlarınızdan daha hüzünlü, gülüşümüz.

 

Kaygısız yaşınız öyle tatlı ki biz unuturuz onu!

O, göklerin geniş boşluğundan bir nefes gibi geçer,

Terk ederken güçsüz düşen bir seda gibi,

Denizlerin üstünde uçan bir yalı çapkını sanki.

  

Ah! düşüncelerinizi olgunlaştırmakta hiç acele etmeyin!

Sabahı da, baharı da değerlendirin;

Birbirine bağlanmış çiçeklerdir her anınız,

Onları yolup atmayın  zamansız. 

  

Bırakın yıllar geçsin! kader izleyecek sizi;

Gururun söyletmediği bu çaresiz ağrılardan,

Acı veren zevklerden, iki yüzlü dostluklardan

Pişman olan bizler gibi.

  

Yine de gülün! Kaderin gücünü bilmeden;

Barışın ve masumiyetin aynası o güzel alnınızı,

Ruhunuzu açığa vuran ve cenneti yansıtan

Gök mavisi gözlerinizi kederlendirmeden! Gülün!

 

Şubat 1825 Victor Hugo, Çev. Sunar Yazıcıoğlu

 

  

Şiirin orijinali:

 

 

À une jeune fille Vous qui ne savez pas combien l’enfance est belle, 

Enfant! n’enviez point notre âge de douleurs, 

Où le coeur tour à tour est esclave et rebelle, 

Où le rire est souvent plus triste que vos pleurs. 

Votre âge insouciant est si doux qu’on l’oublie! 

Il passe, comme un souffle au vaste champ des airs, 

Comme une voix joyeuse en fuyant affaiblie, 

Comme un alcyon sur les mers. 

Oh! ne vous hâtez point de mûrir vos pensées! 

Jouissez du matin, jouissez du printemps; 

Vos heures sont des fleurs l’une à l’autre enlacées; 

Ne les effeuillez pas plus vite que le temps. 

Laissez venir les ans! Le destin vous dévoue, 

Comme nous, aux regrets, à la fausse amitié, 

A ces maux sans espoir que l’orgueil désavoue, 

A ces plaisirs qui font pitié. 

Riez pourtant! du sort ignorez la puissance 

Riez! n’attristez pas votre front gracieux, 

Votre oeil d’azur, miroir de paix et d’innocence, 

Qui révèle votre âme et réfléchit les cieux! 

 

Odes et ballades (1826) 

Victor Hugo (1802-1885), Çev. Sunar Yazıcıoğlu 

 

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Neyi Seversiniz?

 

Simsiyah kaş altında siyah gözü severim,

Beyaz alnın üstünde siyah saçı severim:

Sizin de uzun simsiyah saçlarınız var

Beyaz alnın üstünde; Oltu taşı ancak

Gözleriniz kadar siyah olabilir.

 

Özensizce konulmuş bir divanın üstüne;

Zarafetle eğilen bir vücudu severim;

Biliyor musunuz, ne kadar zarafetle

Eğiliyorsunuz bir divanın üstüne,

Arzu dolu ve yorgun!

 

Ve sonra, orada, tembelce, yakınan siz,

Gözünüz yarı kapalı, heyecanlı kalbiniz

İç çekiyorsunuz...Ben bir tembeli severim,

Uzun bir iç çekişi, yorgun sesi,

Ateşli bir bakışı severim.

 

Sevinç karışımı hayal ve tatlı rehavet

Bulmayı severim:

Sizdeki bu kederler, bu sevinç,

Bir ipek fuların altında çarpan bu göğüs,

Bu üzgün ve alaycı gülümseme de neden?...

 

Bazen bir sözcük, bir düş, bir düşünce,

Yüzünüzdeki solgunluğu silip atıyor:

Çok kere bir düş, bir sözcük, bir düşünce,

Yavaş yavaş silinmiş bir solgunluk,

Kalbimi çarptırıyor.

 

Bir maymun iştahlılık, kararsız bir fikir sizinki,

Benden uzakta bir kuş gibi uçuyorsunuz.

Bir maymun iştahlılığı, kararsız bir fikri,

Sizin oturmuş olduğunuz yeri severim,

Ve oturmaya gittiğiniz yeri...

 

Bir melek... sizin kadar güzel bir melek,

Konuşması sizinki kadar tatlı...

Aynı zamanda gülen...Ve sizin isminizle

İsmi aynı olan...Evet, işte benim sevdiğim,

Bütün sevdiklerim!...- Peki siz?

 

Charles Dovalle , Çev. Sunar Yazıcıoğlu

 

 

 

Şiirin orijinali:

 

Qu'aimez-vous?

 

J’aime un œil noir sous un sourcil d’ébène,

Sur un front blanc j’aime de noirs cheveux :

Et vous avez de longs cheveux d’ébène

Sur un front blanc, et le jais est à peine

Aussi noir que vos yeux.

 

J’aime un beau corps, qui se penche avec grâce,

Sur un sopha négligemment porté ;

Et savez-vous avec combien de grâce

Sur un sopha vous vous inclinez, lasse

Et brûlante de volupté !

 

Et puis, quand, là, plaintive et paresseuse,

Le cœur ému, l’œil à moitié fermé,

Vous soupirez... J’aime une paresseuse,

Un long soupir, une voix langoureuse,

Un regard enflammé.

 

J’aime à trouver un mélange de joie,

De rêverie et de douce langueur :

Pourquoi chez vous ces chagrins, cette joie

Ce sein qui bat contre un fichu de soie,

Ce sourire triste et moqueur ?...

 

Parfois un mot, un songe, une pensée,

De votre joue efface la pâleur :

Souvent un songe, un mot, une pensée,

Une pâleur lentement effacée

Me fait battre le cœur.

 

Vienne un caprice, une idée indécise,

Comme un oiseau loin de moi vous volez.

J’aime un caprice, une idée indécise,

J’aime la place où vous étiez assise,

J’aime la place où vous allez...

 

Un ange... un ange aussi beau que vous-même,

Dont le parler comme le vôtre est doux...

Qui rit aussi... dont le nom est le même

Que votre nom... Oui, voilà ce que j’aime,

Tout ce que j’aime !... — Et vous ?...

 

Charles Dovalle (1807-1829) 

Not: Charles Dovalle bir Fransız şairidir, 1807 de Montreuil-Bellay’de doğmuş,

1829 da bir düello sonucu genç yaşta Paris’de ölmüştür.

 

 Birlikte uyuyacağız

Sabah, akşam, gece, öğlen üzeri
İster pazar olsun, ister pazartesi
Cennetteki, Cehennemdeki
Aşklar benzer birbirine
Dün sana dediğim gibi
Birlikte uyuyacağız seninle

İster yarın  ister dün 
Senden başka yok çözüm
Kalbimi ellerine koydum
Beraber gidiyorlar kalbinle
Önceden olduğu gibi her gün ;
Birlikte uyuyacağız  seninle

Aşkımız devam edecek
Gökyüzü bizi örtecek
Kollarım seni saracak
Titretecek beni sevdiğim ölçüde,
İstediğin kadar uzun sürecek
Birlikte uyuyacağız seninle.

Louis Aragon , Çev. Sunar Yazıcıoğlu



Şiirin orijinali:

Nous dormirons ensemble

Que ce soit dimanche ou lundi
Soir ou matin minuit midi
Dans l’enfer ou le paradis
Les amours aux amours ressemblent
C’était hier que je t’ai dit
Nous dormirons ensemble

C’était hier et c’est demain
Je n’ai plus que toi de chemin
J’ai mis mon cœur entre tes mains
Avec le tien comme il va l’amble
Tout ce qu’il a de temps humain
Nous dormirons ensemble

Mon amour ce qui fut sera
Le ciel est sur nous comme un drap
J’ai refermé sur toi mes bras
Et tant je t’aime que j’en tremble
Aussi longtemps que tu voudras
Nous dormirons ensemble.

Louis Aragon (1897-1982

 

Bir kızböceğinin ölümü

Islak balçığa değen söğüt dalları altında,
Uyuşuk duygusuz, kirli bir ayak takımı susmuştu o sırada
Uzun bacaklı örümceklerin suyun üstünde
Buhar çıkaran beyaz nilüferlere doğru kaçıştıkları görülmekte.
**
Ama, sâkin yaşamın keyifsiz ve
Hemen hemen deliksiz uyuduğu bu alemde,
Sadece ışığın ve kırağının bir günlük ömürlerini
Uyardığı yaratıklar uçuşuyordu güneşte.
**
Bir gün, adına kızböcekleri denilen
Durgun suların gururu bu narin böceklerin,
Kanatlarının parlaklığıyla saf havayı şenlendirerek kaçıştıklarını
Ve kamışların üstünde biribirlerini aradıklarını gördüm.
**
Gözleri ateş gibi bir çocuk, bu çamur çukuruna kadar geldi,
Zambakların arasından kızböceğinin üzerine
Yeşil filesini attı; ve filenin gazı
Şaşkına dönen böceğin uçmasını engelledi.
**
İnce yeşil korsajı bir toplu iğneyle delindi
Ama ürkek bir çabayla güçsüz yaralı, kurtuluverdi
Kulak tırmalıyan kanat vuruşlarıyla uçtu,
Batan iğnesini ve ölümünü sazlara sürükledi.
**
Öğrenci çocukların gözlerinin önüne
İğrenç bir mantarın üstüne güzelliğini serdiği anlaşılmadı:
Ölmek için alev rengi dört kanadını açtı, ve
Vücudu yabancısı olmadığı sazların içinde kurudu kaldı.
Anatole France, Çev. Sunar Yazıcıoğlu
Şiirin aslı:
La mort d’une libellule
Sous les branches de saule en la vase baignées
Un peuple impur se tait, glacé dans sa torpeur,
Tandis qu’on voit sur l’eau de grêles araignées
Fuir vers les nymphéas que voile une vapeur.
**
Mais, planant sur ce monde où la vie apaisée
Dort d’un sommeil sans joie et presque sans réveil,
Des êtres qui ne sont que lumière et rosée
Seuls agitent leur âme éphémère au soleil.
**
Un jour que je voyais ces sveltes demoiselles,
Comme nous les nommons, orgueil des calmes eaux,
Réjouissant l’air pur de l’éclat de leurs ailes,
Se fuir et se chercher par-dessus les roseaux,
**
Un enfant, l’oeil en feu, vint jusque dans la vase
Pousser son filet vert à travers les iris,
Sur une libellule; et le réseau de gaze
Emprisonna le vol de l’insecte surpris.
**
Le fin corsage vert fut percé d’une épingle;
Mais la frêle blessée, en un farouche effort,
Se fit jour, et, prenant ce vol strident qui cingle,
Emporta vers les joncs son épingle et sa mort.
**
Il n’eût pas convenu que sur un liège infâme
Sa beauté s’étalât aux yeux des écoliers:
Elle ouvrit pour mourir ses quatre ailes de flamme,
Et son corps se sécha dans les joncs familiers.


Anatole France (1844-1924)

Çev. Sunar Yazıcıoğlu

 

 

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Les langues turques

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15 janvier 2010

Un début de conte

salyangoz

 

 

-improvisation-



L'arrivée est à qui arrive, le galop est à qui galope et voilà ce
qui arrive quand on va au verger sans congé. Les temps étaient dans
les temps et le crible dans la paille. C'était quand le chameau était
crieur, quand le coq était gerfaut, quand le moineau était
coiffeur, et quand je balançais en cadence le berceau de mon père.
La fontaine manquait d'eau, la forge de marteau, une sorcière se
promenait au marché avec un drôle de manteau. Mon père avait neuf
abeilles, je les comptais, à leur sortie, je les comptais à leur
rentrée. Un beau jour que vois-je? Que je ne vois pas l'abeille
boiteuse. Je cours à la maison, je sors de l'écurie le coq châtré, je
lui mets la bride de poil fin et je le monte. Je roule comme torrent
par les vaux, je souffle comme vent par les monts,je chevauche comme
chevauchait Hamza le Fort, j'arrive et je vois notre abeille attelée
à la charrue avec un bœuf. Pourquoi avez-vous fait cela que je leur
dis. Ne t'en fait pas, qu'ils me disent, arrache une feuille de
figuier, frotte lui le cou avec, et ton abeille guérira. En arrachant
la feuille du figuier le couteau me glissa de la main et se perd dans
le ventre d'une pastèque. Pendant sept ans j'ai cherché mon couteau
et je ne l'ai pas trouvé. Un beau jour me voilà enfin devant la porte
de la pastèque. Mon Dieu, quelle pastèque'! Ruinée sois-tu pastèque,
avec tes villages et tes maisons! D'un côté c'est plein de paille et
de plumes, d'un côté c'est couvert de poussière et de brume. D'un
côté les forgerons forgeaient le fer en cadence, d'un côté les
peintres peignaient les murs en mille couleurs et nuances et d'un
autre côté l'Empire Ottoman était en pleine battaille avec les Russes
ayant fusils et canons en abondance. Je monte un cheval noir le
prenant pour un cheval rouge, je l'épéronne en vain pour qu'il bouge.
J'enfonce dans ma ceinture deux minarets les prenant pour des
clairons. Je mets dans ma poche des obus les prenant pour des grains
de millet. Je me bats, je me débats et je me trouve soudain là-bas,
en Egipte, un sceptre à la main et un turban sur la tête. Que Dieu
me protège de cette tempête...
Il était et il n'était une fois un Padishah et ce Padishah avait
trois fils...

                                                trad. par Sabahattin Eyüboğlu

t_yhat

 

Un conte Turc de Dèdè Korkut

LE CONTE DE KHAN BOGAÇ (1), FILS DE KHAN DIRSE

Traduction  Mesut BULUT,
Maître de conférence à l'Université de Mersin, Faculté de la communication – TURQUIE  et Willy bakeroot.

Les contes de Dèdè KORKUT ont trouvé corps au 13eme siècle chez les Turkmen (Oguz musulmans) qui se sont installés au nord-est de l’Anatolie. 
On suppose que ces contes ont passé à l’écriture au 15eme siècle.
Seyyid Ahmed Ben Seyyid Hassan aurait été le premier à les écrire dans ses cahiers (defteri).
En 1916, ils furent édités en langue arabe par un turc : Rifat KILISLI.
Ettore ROSSI les publia en italien en 1938.
On les appelle “Contes de Dèdè KORKUT” parce ce personnage intervient toujours dans les contes et les termine avec une prière.
On retrouvera ce conte – ainsi que d'autres contes de la Geste Oghuz – dans une traduction d'Altan Gokalp – in "Le livre de Dede Korkut" Coll. L'aube des peuples, Éd. Gallimard. 1998.

t_yhat

 

Un jour Khan Bayindir, fils de Kam Gan, se leva, fit monter sa tente en Damas sur le monde. Son dais panaché montait vers le ciel. En mille endroits le sol était décoré de tapis de soie.
Le Khan des Khan, Khan Bayndir, donnait un festin une fois l’an et réunissait les Beys Oguz (2) . Une fois de plus il donna un festin et fit abattre des étalons, des chameaux et des béliers. Il fit monter une tente blanche, une tente rouge, une tente noire en différents endroits.
“ Celui qui a un fils, placez-le dans la tente blanche, celui qui a une fille, placez-le dans la tente rouge, celui qui n’a ni fils ni fille, placez-le dans la tente noire et mettez-le sur le tapis de feutre noir, apportez-lui la fricassée de mouton noir, s’il veut manger, qu’il la mange, sinon qu’il s’en aille; celui qui n’a ni fils ni fille est maudit par Dieu et nous le maudissons aussi, qu’il le sache.” dit-il.
Les Beys Oguz commencèrent à venir un par un et se réunirent. Alors l’un d’entre eux appelé Bey Dirse, et qui n’avait ni fils ni fille, se mit à parler !
Voyons ce qu’il dit :
“ Quand les vents frais de l’aurore commencent à siffler
“ Quand l’alouette barbue grise commence à chanter
“ Quand le Muezzin à longue barbe commence à appeler
“ Quand les chevaux bédévi hennissent en voyant leurs maîtres
“ Au moment où l’on distingue le jour de la nuit
“ Quand le soleil caresse à peine le flanc des belles montagnes
“ Au moment où les braves Beys et les héros s’assemblent
Tôt le matin, Khan Dirse se réveilla, il se leva et, accompagné de ses quarantes braves, il alla à l’assemblée du Khan Bayindir.
Les braves de Khan Bayindir accueillirent Khan Dirse, ils le menèrent dans la tente noire, l’assirent sur le tapis en feutre noir et lui servirent de la fricassée de mouton noir.
- C’est l’ordre de Khan Bayindir, dirent-ils !
Khan Dirse les interrogea.
- Quelle faute Khan Bayindir a-t-il vu en moi ? A-t-il vu une faute à mon épée ? A-t-il vu une faute à ma table ? Pourquoi m’a-t-il mis dans la tente noire alors qu’il a placé des gens moins honorables que moi dans la tente rouge ou dans la tente blanche ? Quelle a été ma faute ?
Ils lui répondirent :
- Khan, aujourd’hui, Khan Bayindir a dit : “ Celui qui n’a ni fils ni fille est maudit par Dieu. Nous le maudissons aussi !”
Khan Dirsè se redressa tout à coup et dit :
- Debout mes braves, levez-vous de votre place. La honte noire vient de moi ou de ma femme !
Puis Khan Dirsè rentra chez lui.  Il appela sa femme et parla !
Retour
Voyons ce qu’il dit
“ Viens ici ma destinée, trône de ma maison
“ Quand tu marches en sortant de la maison, mon amour, tu es élancée comme un cyprès
“ Tes cheveux noirs s’entortillent autour de tes chevilles
“ Tes sourcils froncés ressemblent à un arc tendu
“ Tu as une si petite bouche qu’une double amande ne peut y pénétrer
“ Tes joues sont semblables aux pommes de l’automne
“ Ma femme, pilier de ma maison, toi qui engendre mes enfants !
Vois ce qui s’est passé ! Khan Bayindir avait fait monter une tente blanche, une tente rouge et une tente noire.
Il paraît qu’il a dit :
- Celui qui a un fils, placez-le dans la tente blanche, celui qui a une fille, placez-le dans la tente rouge, celui qui n’a ni fils ni fille, placez-le dans la tente noire et mettez-le sur le tapis de feutre noir, apportez-lui la fricassée de mouton noir, s’il veut manger, qu’il la mange, sinon qu’il s’en aille; celui qui n’a ni fils ni fille est maudit par Dieu et nous le maudissons aussi, qu’il le sache.”
Est-ce ta faute ou ma faute ?
Dieu ne nous donne pas de fils ! Pourquoi ?
Il dit avec colère à sa femme :
Fille de Khan, veux-tu que je me lève ?
Veux-tu que je te serre le cou et le col de ton corsage ?
Veux-tu que je te jette sous mes talons ?
Veux-tu que je prenne en main mon épée d’acier noir ?
Veux-tu que je sépare la tête de ton corps ?
Veux-tu que je te fasse savoir combien la vie est savoureuse ?
Veux-tu que je fasse couler ton sang rouge sur la terre ?
Fille de Khan,
quelle est la cause de notre malheur, dis-moi ?
Désormais, ma colère sera terrible envers toi.
En entendant çà, la femme de Khan Dirsè se chagrina, ses yeux noirs et bridés se remplirent de larmes et de sang. Elle répondit :
- Mon Khan ! Ce n’est ni de toi ni de moi, c’est la volonté de Dieu qui est au-dessus de nous. Oh ! Khan Dirsè, ne te fâche pas contre moi, ne m’injurie pas, ne te froisse pas, lève-toi, fais monter ta tente panachée, fais abattre des étalons, des chameaux, des béliers. Réunis les Beys Iç-Oguz et Dis-Oguz. Si tu vois un affamé, rassasie-le; si tu vois un homme nu, habille-le. Remet au débiteur sa dette, amoncèle la viande en colline, que le kimiz (3)  s’écoule comme un lac. Donne un grand festin, fais un voeu.  Peut-être que grâce à la prière de l’un d’entre eux, Dieu nous donnera un fils !
Khan Dirsè, entendant les paroles de sa bien aimée , donna un grand festin et fit un voeu.
Il fit abattre des béliers, des étalons, des chameaux. Il réunit les Beys Iç-Oguz Dis-Oguz (4). Quand il vit un affamé il le rassasia, voyant un homme nu il l’habilla, il remit au débiteur sa dette, il fit amonceler de la viande, il fit couler du kimiz comme un lac. On leva les mains au ciel et on pria. Aux prières de l’une de ces bonnes gens, Dieu accorda un enfant à la femme qui se trouva enceinte.
Après un certain temps, elle mit au monde un garçon. Elle le donna aux nourrices.
Le pied du cheval est rapide, la langue du poête est agile, les os s’allongent et deviennent robustes. Passèrent les mois et les années, le garçon grandit.  Il atteignit ses quinze ans.
Un jour, le père du garçon alla au quartier général de Khan Bayindir. Khan Bayindir avait un taureau et un chameau. Quand ce taureau frappait un rocher de ses cornes, il le réduisait en poudre.  On faisait lutter le taureau et le chameau une fois en été et une fois en automne. Khan Bayindir allait voir cette lutte avec ses nombreux Beys Oguz et s’amusait.
Une fois encore l’été arriva, on sortit le taureau du sérail, on le tint avec des chaînes, trois braves à sa droite, trois braves à sa gauche. On l’amena au milieu de la place et on le lâcha.
Sur la place, le fils de Khan Dirsè et trois autres garçons du sérail jouaient aux osselets. On libéra le taureau et on cria aux enfants “sauvez-vous” !
Les trois enfants se sauvèrent mais le fils de Khan Dirsè ne se sauva pas. Il resta planté au centre de la place en regardant le taureau. Le taureau se rua sur lui et voulut le tuer.
Le garçon frappa fort de son poing sur le front du taureau. Le taureau recula puis se relanca sur le garçon.
Le garçon frappa à nouveau fortement sur le front du taureau. Cette fois, il maintint son poing au front et repoussa le taureau jusqu’au bout de la place.
Garçon et Taureau s’affrontèrent un moment. Les Khan Bayindir regardèrent avec plaisir. Les deux épaules  du taureau se couvrirent de sueur, ni l’un ni l’autre ne l’emporta.
Le garçon se dit : on met une poutre sous le toit d’une étable pour qu’elle lui soit un support ! Si on retire le support, l’étable s’écroule ! Pourquoi est-ce que je sers de support à ce taureau ?
Il retira son poing du front du taureau, se dégagea de côté. Le taureau ne put rester sur ses jambes et tomba sur la tête. Le garçon dégaina son couteau et coupa la tête du taureau.
Alors les Beys Oguz vinrent et entourèrent le garçon en disant “bravo” !
Que Dèdè (5)  Korkut  vienne et qu’il donne un nom à ce garçon. Qu’il aille avec lui chez son père et qu’il demande pour lui un fief dirent-ils.
A cette époque on ne donnait pas de nom à un garçon avant qu’il ait coupé une tête et versé du sang.
Ils appelèrent donc Dèdè Korkut (6). Celui-çi arriva et partit avec le garçon chez son père.
Dèdè Korkut parla au père du garçon !
Retour
Voyons ce qu’il dit :
Oh ! Khan Dirsè, donne un fief à ce garçon. Donne lui un trône, il est vertueux.
Donne un grand cheval bédévi à ce garçon pour qu’il lui serve de monture, il est habile.
Donne dix mille moutons de ton enclos, à ce garçon, pour qu’ils lui soient brochettes, il est vertueux.
Donne lui un chameau rouge de ton enclos, pour qu’il lui soit son porteur, il est habile.
Donne une grande maison au toit d’or, à ce garcon, pour qu’elle lui soit ombre, il est vertueux.
Donne lui une pélerine, les épaules ornées de motifs d’oiseaux ainsi que des vêtements pour qu’ils lui soient habits, il est habile.
Il s’est battu sur la place blanche de Khan Bayindir.(7) Ton fils a tué un taureau, que son nom soit Bogaç. Je lui ai donné son nom, que Dieu lui donne son âge.
Khan Dirsè donna un fief et un trône au garçon. Le garçon monta sur le trône mais il ne chérit plus les quarante braves de son père.
Ces quarante braves le jalousèrent. Ils se dirent :
- Depuis que ce garçon est né, Khan Dirsè ne nous regarde pas. Venez que nous allions dire du mal de lui à son père. Peut-être le tuera-t-il ! Alors notre valeur et son amour remonteront ?
Vingt de ces quarantes braves allèrent d’un côté et vingt de l’autre.
Les vingt premiers arrivèrent chez Khan Dirsè et lui dirent :
- Vois-tu Khan Dirsè, ce qui s’est passé ! Que Dieu punisse ton fils ingrat et néfaste. Avec ses quarante braves il est allé vers les nombreux Oguz. Il à enlevé les belles filles qu’il a vu. Il a lancé des injures à la bouche des anciens aux barbes blanches. Il a tari le lait des femmes aux cheveux blancs et il a arraché leurs cheveux.
Les eaux qui coulent et les montagnes rouges qui s’allongent font passer les nouvelles et ces nouvelles iront jusqu’au Khan des Khan, Khan Bayindir^ . “Le fils de Khan Dirsè nous a posé beaucoup de problèmes” dira-t-on !  Il vaut mieux pour toi mourir que vivre ! Khan Bayindir se fâchera beaucoup et t’appellera.
A quoi te servira un tel fils ! Au lieu d’en avoir un pareil, il vaut mieux ne pas en avoir ! Tue-le !
Khan Dirsè dit alors :
- Amenez le que je le tue, un tel fils ne m’est pas utile.
Comme il disait cela, les vingt autres lâches arrivèrent. Ils le calomnièrent :
“Lève-toi Khan Dirsè ! Ton fils s’est levé, il est parti en chasse dans les montagnes. Il t’a désobéi en chassant, il a fait la chasse aux oiseaux. Il est parti en emmenant sa mère avec lui et il a bu du vin fort. Il a discuté avec sa mère et il a projeté de te tuer. Ton fils est un ingrat, il est néfaste.
La montagnes rouges qui sont allongées là-bas transmettront les nouvelles qui iront jusqu’au Khan des Khan, Khan Bayindir. Il dira “le fils de Khan Dirsè nous a créé beaucoup de problèmes.” On t’appellera et devant tout le monde on se fâchera.
A quoi te servira un tel fils ?  Tue-le !
Khan Dirsè dit alors :
- Amenez le que je le tue, un tel fils ne m’est pas utile.
Les hommes de Khan Dirsè dirent :
Comment veux-tu qu’on emmène ton fils ? Il ne nous écoutera pas, il n’entendra pas nos paroles. Lève-toi ! Appelle tes braves, prends les avec toi, va à la chasse et pendant la chasse, essaye de tuer ton fils avec ta flèche. Si tu n’arrives pas à le tuer comme çà, tu ne pourras plus autrement, sache-le !
Retour
“ Quand les vents d’aurore commencent à siffler,
“ Quand la grise alouette barbue commence à chanter,
“ Quand les chevaux bédévi (8)  hennissent en voyant leurs maîtres,
“ Quand l’étranger à la barbe longue commence à crier,
“ Au moment où l’on distingue le jour de la nuit,
“ Quand le jour se lève sur les belles montagnes,
“ Au moment où les Braves et les héros s ‘assemblent.
Tôt le matin, Khan Dirsè se leva, il prit son fils avec lui, il rassembla ses quarante braves et partit à la chasse.
Il chassèrent des oiseaux. Quelques-uns des quarante braves vinrent auprès du garçon et lui dirent :
“Ton père à dit : Qu’il poursuive les cerfs et les ramène devant moi pour que je puisse voir comment il monte à cheval, combien il est habile à l’épée, comment il lance la flèche, afin que je me réjouisse, que je soit fier de lui et que j’aie confiance en lui.”
Comment voulez-vous que le garçon sache de quoi il s’agissait !
Il les crut sur parole. Il poursuivit donc les cerfs et les tua devant son père en se disant : “que mon père voie comment je monte à cheval afin qu’il soit fier de moi; qu’il voie comment je lance la flèche et qu’il ait confiance en moi;  qu’il voie combien je suis habile à l’épée et qu’il s’en réjouisse.”
Quelques-uns de ces quarante calomniateurs dirent à Khan Dirsè :
“Khan Dirsè vois-tu le garçon ? Il pousse les cerfs vers toi. En lançant sa flèche vers les cerfs, il te tuera. Tue-le avant qu’il ne te tue, vas-y !”
En chassant les cerfs, le garçon se trouva un moment devant son père. Khan Dirsè prit son arc dur, à tendon de loup, il se leva sur sa monture, tira, la flèche toucha le garçon entre les deux épaules et le fit tomber. Son sang rouge s’écoula avec abondance, sa poitrine en était remplie. Il s’accrocha au cou de son cheval bédévi puis tomba à terre.
Khan Dirsè voulut se jeter sur son fils. Les quarante lâches ne le laissèrent pas faire. Il fit tourner alors bride à son cheval et prit la route de son quartier général.
La femme de Khan Dirsè, se disant “ c’est la première chasse de mon fils”, fit abattre des étalons, des chameaux, des béliers, pour donner un grand festin aux nombreux Beys Oguz.
Elle se leva alors, et, accompagnée de quarante filles aux tailles fines, elle alla à la rencontre de Khan Dirsè. Lorsqu’il fut près d’elle, elle leva la tête et regarda son visage. Elle jeta un coup d’oeil à droite puis à gauche et ne vit pas son fils. Sa poitrine trembla et son coeur défaillit.  Ses yeux noirs et bridés se remplirent de larmes et de sang. Elle appela Khan Dirsè et se mit à parler !
Retour
Voyons ce qu’elle dit :
Viens ici,
mon destin, trône de ma maison,
gendre de mon père Khan
amour de ma mère,
toi à qui mon père et ma mère m’ont donné,
toi que j’ai aperçu en ouvrant les yeux,
à qui j’ai donné mon coeur et que j’ai aimé,
Oh ! Khan Dirsè !
Tu t’es levé avec ton fils,
en bondissant tu as enfourché ton cheval bédévi
Tu es parti pour la chasse sur les belles et grandes montagnes,
Tu es parti deux, tu reviens un, où est mon enfant ?
Où est le fils que j’ai trouvé dans la nuit noire ?
O Khan Dirsè !
Que mon oeil sorte de la tête, il tremble beaucoup.
Que la veine de lait que mon enfant têtait soit coupée, elle se lamente beaucoup.
Que ma peau blanche se gonfle sans que le serpent jaune la morde.
Car mon fils n’apparaît pas, mon coeur se consume.
J’ai libéré l’eau des rivières asséchées.
J’ai donné des vêtements noirs aux Derviches.
Quand j’ai vu un affamé, je l’ai rassasié.
Quand j’ai vu un homme nu, je l’ai habillé.
J’ai fait amonceler de la viande, j’ai fait couler du kimiz comme un lac.
Grâce à un voeu, difficilement, j’ai trouvé un fils.
O Khan Dirsè ! dis-moi des nouvelles du fils unique !
Dis-moi si tu as abandonné le fils unique dans la montagne bariolée !
Dis-moi si tu as laissé le fils unique aux eaux agitées et qui coulent sans arrêt !
Dis-moi si tu as fait manger le fils unique par les lions et les tigres !
Dis-moi si tu as laissé enlever le fils unique par les infidèles en habits noirs !
Que j’aille chez mon père Khan !
Que je prenne beaucoup de trésors et beaucoup de soldats !
Que j’aille sus aux infidèles exaltés !
Avant d’être blessée et descendue de mon cheval !
Avant d’avoir essuyé mon sang rouge avec la manche de mon vêtement !
Avant d’être tombée sur la terre bras et jambes !
Que je ne sorte pas de sa route !
Dis-moi les nouvelles du fils unique, ô Khan Dirsè !
Que ma tête au noir destin soit sacrifiée aujourd’hui pour toi !
Disant çà, elle pleura et se lamenta. Khan Dirsè ne répondit pas à sa femme. Les quarante lâches de Khan Dirsè vinrent en face d’elle et lui dirent : “Le garçon est sain et sauf, il est toujours à la chasse et va arriver d’un moment à l’autre. N’aie pas peur, ne soit pas inquiète, le Bey est ivre, il ne peut pas te répondre.
La femme de Khan Dirsè fit demi-tour et rentra chez elle. Ne pouvant plus attendre, elle prit les quarante filles aux tailles fines pour l’accompagner. Elle monta son cheval bédévi et partit  à la recherche de son fils.
Elle arriva à la montagne Kazilik, sur laquelle,  été comme hiver, la glace ne fond pas. Elle grimpa dans la montagne, elle redescendit dans la vallée.
Elle regarda et vit des corbeaux et des freux au dessus d’une vallée. Ils montaient et descendaient, se posaient par terre puis volaient.
Elle talonna son cheval et s’en fut vers là-bas.
C’est à cet endroit que le garçon s’était écroulé. Les corbeaux et les freux voulaient se poser sur lui en voyant le sang. Les deux chiens du garçon les chassaient et ne les laissaient pas se poser.
Lorsque le garçon s’était écroulé, Hizir Ilyas en habits verts s’était montré. Il caressa la blessure par trois fois avec sa main disant :
“O garçon ! n’aie pas peur, tu ne mourras pas de cette blessure. La fleur de la montagne et le lait de ta mère sont le remède à ta blessure”.
Puis il disparut.
La mère du garçon arriva en courant. Elle regarda et vit son fils allongé et couvert de sang.
Elle cria et dit à son fils :
Retour
Voyons ce qu’elle dit :
Tes yeux noirs et bridés sont ensommeillés, ouvre-les donc
Dix de tes côtes sont brisées, rassemble-les donc
L’âme chère que Dieu t’as donné est en voyage,
fais la donc revenir
Si ton âme est dans ton corps, fais-le moi savoir, ô fils !
Que ma tête au noir destin soit sacrifiée pour toi, ô fils !
Elle continua
Coulent tes eaux, ô montagne Kazilik
Qu’elles ne coulent plus !
Poussent tes herbes, ô montagne Kazilik
Quelles ne poussent plus !
Courent tes cerfs, ô montagne Kazilik
Qu’ils ne courent plus et qu’ils deviennent pierre !
Comment puis-je savoir, mon fils
si c’est à cause d’un lion ou d’un tigre ?
Comment puis-je savoir, mon fils
d’où te sont venues ces blessures ?
Si ton âme est dans ton corps, dis le-moi.
Que ma tête au noir destin soit sacrifiée pour toi, ô fils
Au moment où elle disait çà, son fils l’entendit, il leva la tête, il ouvrit les yeux et regarda sa mère.
Il parla !
Voyons ce qu’il dit :
Viens ici,
La mère dont j’ai têté le lait blanc
ma chère mère, mon âme aux cheveux blancs
ne maudit pas les eaux qui coulent
les eaux de la montagne de Kazilik sont innocentes
ne maudit pas ses herbes qui poussent
la montagne Kazilik n’est pas coupable
Ne maudit pas ses cerfs qui courent
les cerfs de la montagne Kazilik ne sont pas coupables
Ne maudit pas ses lions et ses tigres
la montagne Kazilik n’est pas coupable
Si tu veux maudire, maudis mon père
Cette faute est à lui !
Retour
Il poursuivit :
Ne pleure pas mère ! 
Dans cette blessure, il n’y a pas la mort pour moi !
N’aie pas peur, Hizir Ilyas au cheval gris est apparu. Il a caressé trois fois ma blessure et m’a dit : “tu ne mourras pas de cette blessure, les fleurs de la montagne et le lait de ta mère te seront un remède”.
Alors les quarantes filles à la taille fine se dispersèrent et cueillirent des fleurs dans la montagne. La mère du garçon pressa sa mamelle une première fois mais le lait ne sortit pas. Elle pressa une seconde fois, encore rien. A la troisième fois, elle se frappa la poitrine et cette fois, le lait gicla mélangé au sang.
Elles mirent le lait et les fleurs sur la blessure de l’enfant, elle le firent monter sur le cheval et l’emmenèrent à la maison. Elles laissèrent le garçon aux mains des médecins et le cachèrent de Khan Dirsè.
Le pied du cheval est rapide,la langue du poète est agile !
En quarante jours, la blessure du garçon fut guérie, il retrouva entièrement sa santé.
Les quarante lâches apprirent la nouvelle. Ils se dirent : “Que peut-on faire ? Si Khan Dirsè voit son fils, il ne nous laissera pas vivant, il nous passera tous au fil de l’épée. Allons capturer Khan Dirsè, attachons ses blanches mains dans le dos, passons la corde en poil à son cou et menons le au pays des infidèles.”
Ils capturèrent Khan Dirsè pendant qu’il était ivre. Ils lui attachèrent ses mains blanches dans le dos, lui passèrent la corde de poil au cou et le battirent jusqu’au sang. Khan Dirsè à pied, les autres à cheval, ils prirent la route du pays des infidèles en le frappant.
Khan Dirsè est donc prisonnier en marche vers le pays des infidèles.
Les Beys Oguz ne savent pas que Khan Dirsè est prisonnier, mais sa femme l’avait su.
Elle parla à son fils !
Mais voyons ce qu’elle dit :
Vois-tu ô fils, ce qui s’est passé ?
Les roches escarpées n’ont pas bougé
la terre a tremblé
Il n’y a pas d’ennemis dans la contrée
les ennemis se sont jetés sur ton père
Les quarante lâches, les hommes de ton père, l’ont capturé
Ils ont attaché ses blanches mains dans le dos
Ils lui ont passé la corde de poil de chèvre au cou
Eux à cheval, lui à pied, ils l’ont emmené au pays des infidèles.
O fils, lève-toi, prend tes quarante braves avec toi, sauve ton père de ces quarante lâches !
Va fils ! Ton père n’a pas eu pitié de toi, mais toi, aie pitié de moi !
Le garçon ne froissa pas sa mère. Bey Bogaç se leva, il s’arma de son épée en acier noir, il prit son arc dur tendu de boyaux blancs, il mit sa lance en or sous le bras, il fit apporter son cheval bédévi et le monta. Avec ses quarante braves, il courut au secours de son père.
Les quarante lâches s’étaient donné un moment de repos. Ils buvaient du vin rouge fort.
Khan Bogaç les rattrapa.
Les quarante lâches le virent mais ne le reconnurent pas. Ils se dirent “Allons capturer ce brave et emmenons le au pays des infidèles avec Khan Dirsè puis tuons-les.”
Khan Dirsè les entendit et dit : “O mes quarante compagnons ! de grâce, il n’y a pas de doute que Dieu est unique. Détachez mes mains et donnez-moi ma massue que j’aille tuer ce brave. Après, si vous désirez, tuez-moi ou laissez-moi vivant et libérez-moi.”
Il détachèrent Khan Dirsè et lui donnèrent sa massue. Khan Dirsè ne savait pas que c’était son fils qui venait en face de lui. Il parla !
Retour
Voyons ce qu’il dit :
Si les grands chevaux bédévi qu’on emporte sont à moi, dis-moi si tu possèdes une monture aux parmi eux !
Sans faire la guerre, sans me battre, je la reprend.
Rentre chez toi !
Si dix mille moutons qu’on emporte sont à moi, dis-moi si tu as des moutons à brochettes parmi eux !
Sans faire la guerre, sans me battre, je les reprend. Rentre chez toi !
Si les chameaux rouges qu’on emporte de l’enclos sont à moi, dis-moi si tu as un porteur parmi eux !
Sans faire la guerre, sans me battre, je le reprend.
Rentre chez toi !
Si les grandes maisons aux toits d’or qu’on emporte sont à moi, dis-moi si tu as une chambre dans ces maisons !
Sans faire la guerre, sans me battre, je la reprend.
Rentre chez toi !
Si les brus aux visages blancs et aux yeux azurés qu’on emporte sont à moi,
dis-moi, brave, si tu as une fiancée parmi elles !
Sans faire la guerre, sans me battre, je la reprend.
Rentre chez toi !
Si les vieux aux barbes blanches qu’on emporte sont à moi,
dis-moi, brave, si tu as un père à la barbe blanche parmi eux !
Sans faire la guerre, sans me battre, je le reprend.
Rentre chez toi !
Si tu es venu pour moi, j’ai tué mon fils,
Si péché il y a, il est à moi. Rentre chez toi !
Alors le fils parla à son père.
Voyons ce qu’il dit :
Si les grands chevaux bédévi qu’on emporte sont à toi, moi aussi j’ai une monture parmi eux.
Je ne la laisserai pas aux quarante lâches !
Si les chameaux rouges qu’on emporte de l’enclos sont à toi, moi aussi j’ai un porteur parmi eux.
Je ne le laisserai pas aux quarante lâches !
Si les dix mille moutons qu’on emporte de l’enclos sont à toi, moi aussi j’ai des moutons pour les brochettes parmi eux. 
Je ne le laisserai pas aux quarante lâches !
Si les brus aux visages blancs et aux yeux azurés qu’on emporte sont à toi, moi aussi j’ai une fiancée parmi elles.
Je ne la laisserai pas aux quarante lâches !
Si les grandes maisons aux toits d’or qu’on emporte sont à toi, moi aussi j’ai une chambre dans ces maisons. 
Je ne la laisserai pas aux quarante lâches !
Si les vieux aux barbes blanches qu’on emporte sont à toi, moi aussi j’ai un vieux père qui est étranger parmi eux.
Je ne le laisserai pas aux quarante lâches !
Disant cela, il fit signe de la main.  Ses quarante braves talonnèrent leurs chevaux bédévi et ils s’assemblèrent autour de Khan Bogaç.
Le garçon talonna son cheval et, avec ses quarante braves, il entra dans la bataille. Il coupa la tête des uns, il fit prisonnier les autres et sauva son père.
Khan Dirsè comprit alors que son fils était vivant. Le père et le fils s’embrassèrent, ils se parlèrent puis rentrèrent chez eux.
Le fille du Khan s’en alla à leur rencontre. Elle les vit côte à côte et rendit grâce à  Dieu. Elle fit des sacrifices, rassasia les affamés, donna aux pauvres et embrassa son fils.
Le Khan des Khan, Khan Bayindir donna un fief et un trône au garçon.
Dèdè Korkut est arrivé au clan.
Il chanta alors ces vers d’Oguz :
Retour
Il dit :
Même eux sont venus et repartis de ce monde,
ils sont venus et repartis comme une caravane.
La mort les a pris, la terre les a cachés.
A qui ce monde éphémère est-il resté ?
O ! Monde mortel ! donne un passage à l’ange noir de la mort quand il arrive !
Que Dieu élargisse ton territoire pour la santé du clan
Que ce grand Dieu que je loue soit ton ami et qu’il t’aide !
Prions ô Khan !
Que tes montagnes ne s’écroulent pas !
Que ton arbre plein d’ombrage ne soit pas abattu !
Que ta belle source d’eau ne tarisse jamais !
Que ton cheval blanc et gris ne bronche jamais quand tu frappes avec ton épée,
qu’elle ne soit jamais ébréchée !
Que dans le tumulte des batailles ta lance bariolée ne soit pas brisée !
Que le séjour de ta mère aux cheveux blancs soit paradis !
Que le séjour de ton père à la barbe blanche soit paradis !
Que ton feu (9) allumé par Dieu soit toujours allumé !
Que Dieu, dans sa grandeur, ne te laisse pas à la merci des lâches !   O Khan !

 

(1)    Bogaç  signifie Taurin,  Boga (ou Buga en ancien turc)  signifie Taureau, Bogaz signifie Gorge.
(2)    Oguz (courageux)  est le Nom d’une branche clanique
(3)    Boisson alcoolisée qu’on obtient avec du lait de jument.
(4)    Iç Oguz : clans attachés au Khan des Khan.  Diç Oguz : clans un peu éloignés.
(5)    Dèdè désigne le Grand père ou  le grand savant. C’est aussi un Héros de contes.
(6)     Vient sans doute de KORMAK = avoir peur.
(7)    Bayindir = qui fait évanouir.
(8)    Chevaux arabes : Bédouins.
(9)    Capacité génitrice et créative figurée par le feu qui fait cuire les aliments.

 

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19 février 2010

Alphabet turc expliqué avec l'alphabet français

Alphabet turc expliqué avec l'alphabet français; il se compose de 29 lettres:

alfabe_2

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Alphabet français expliqué avec l'alphabet turc

Alphabet français expliqué avec l'alphabet turc:

alf_fra_1

alfabet_fran_ais_2

alphabet_fran_ais_3

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15 octobre 2010

Samuel Butler

Samuel Butler

Samuel Butler (1835-1902) tanınmış İngiliz yazarlarındandır. Babası ve büyük babası kiliseye mensuptu. Kendisi de papaz olmak üzere yetiştirilmişken içinde beliren şüpheler yüzünden bu mesleğe girmedi. 1859 da Yeni Zelanda'ya giderek koyunculuğa  başladı. Bir taraftan da yazılar yazıyordu. İlk eseri memleketine gönderdiği mektuplardan meydana gelmiştir.
   Samuel
Butler bütün hayatı boyunca cebinde bir not defteri taşımak; gözlemlerinden, duyduklarından, düşündüklerinden dikkate şayan bulduklarını o deftere kaydetmek alışkanlığındaydı. Sonra bu notları düzenler, daha büyük bir deftere geçirir, fihristler, endeksler yapardı. Öldüğü zaman altı tane büyük not defteri bıraktı. Okuyacağınız bu notlar 1951 yılında basılan kitaptan alınmıştır:



   Yemeğe niyetlendiği kurbanlarıyla, yiyinceye kadar dost kalabilecek biricik hayvan insandır.

   
   Çok fazla doğru olmak doğru değildir. Çok fazla iyi olmak çok fazla kötü olmak kadar fenadır.


   "Tanrı sevgidir" den çok "Sevgi Tanrıdır" ibaresinden hoşlanıyorum.


   İnsan dokuz ay önce babasıyla kavga etmeğe başlar. Ayrı bir yere çıkması için babasını taciz etmeğe koyulur. Sonunda babanın canına tak der; ne hali varsa görsün diye onu defeder.

   Küçük bir oğlanla küçük bir kız Âdem’le Havva'nın bir resmini seyrediyorlardı.
   Birisi: "Acaba hangisi Adem, hangisi Havva?" dedi.
   Ötekisi: "Bilmiyorum" diye cevap verdi. "Üzerlerinde elbiseleri olsaydı bilecektim."


   İncilde hakikat olabilir. Fakat İncil hakikatten ve hakikat sadece İncilden ibaret değildir.


   Başlıca istediğim, kitaplarımı başkalarının odalarına sokmak, başkalarının kitaplarını kendi odama sokmamaktır.


   İsa yalnız bir defa ve birkaç saat için çarmıha gerilmişti. Bir de o zamandan beri İsa'nın sessiz sedasız çarmıha germekte olduğu yüz binleri düşünün.


   Hangi kaçık olsa doğruyu söyleyebilir. Ama iyi yalan söylemesini bilmek az çok aklı başında olan insanın işidir.


   Eserlerinize düşmanınız tarafından meydana getirilmiş gibi bakınız. Onu hayranlıkla seyrederseniz mahvolursunuz.


   Hey Allahım, insan Herbert Spencer'i bile okuyabiliyor.


   Alçakgönüllü, yumuşak insanları göklere çıkarmada pek fayda görmüyorum. Göklere çıkarıldılar mı kısa bir zaman sonra ne alçakgönüllülükleri ne de yumuşaklıkları kalır.


   Halk fikirlerini, etini, sütünü satın aldığı gibi satın alır. Esas aynıdır. Sütü dışarıdan almak inek beslemekten daha ucuza gelir; ama ekseriyetle süte su karıştırılmıştır.


   Azıcık hafiflik birçok ağır şeyleri batmaktan kurtarır.


   Her yeni fikirde çocuk doğurmadaki ıstırap ve tehlikeden bir şeyler vardır.


   Yalancıların en büyüğü, farkında olmadan yalan söyleyendir.


   En eski kitaplar, onları okumamış bir kimse için, henüz yeni çıkmış demektir.


   Dostluk para gibidir. Kolay kazanılır, güç korunur.


   Tanrım inanmıyorum. Yardım et de hep inanmayayım.

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Konfüçyüs

KONFÜÇYÜS'TEN    

            

                                        Konf__y_s


Konfüçyüs'ün öğrencilerinden biri Zeng Usta dedi ki: "Kendimi günde üç kez gözden geçiririm: başkaları için tasarımlarımda sadakatsizlikte bulundum mu? Dostlarla söyleşilerimde güvenilmez duruma düştüm mü? Vazettiklerim arasında kendi uygulamadıklarım var mı?


Lu'lu yaşlı bir devlet adamının üç kez düşündükten sonra hareket ettiği söylenmişti. Konfüçyüs bunu duyduğunda dedi ki: " İki kez düşünmek yeterlidir."


Konfüçyüs dedi ki : "Yeterince ileriyi düşünemeyen insanların önünde dertler vardır."


Konfüçyüs dedi ki : " Dürüstlere değer ver, onları çarpıkların üzerinde tut, böylece çarpıkların düzelmesini sağlayabilirsin."


Konfüçyüs dedi ki : " Önderler nazik olurlarsa, halkları saygısızlığa cesaret edemez. Önderler âdil olurlarsa, halkları serkeşliğe cesaret edemez. Önderler güvenilir olurlarsa, halkları yalancılığa cesaret edemez."


Konfüçyüs dedi ki : "İnsanların inancı yoksa, acaba  ne işe yararlar? Bir araç bir güç kaynağına bağlanmazsa yol alabilir mi?"


Konfüçyüs dedi ki : " Örnek insanlar adaleti anlar; küçük insanlar kârı anlar."


Konfüçyüs dedi ki : " Örnek insanlar erdemle ilgilenir, küçük insanlar toprak mülkiyetiyle ilgilenir. Yönetici sınıf cezayı düşünür, alt sınıflar hayır beklerler."


Konfüçyüs dedi ki : " Üç çeşit dost yararlı, üç çeşidi ise zararlıdır. Dostlar dürüst, içten ya da bilgili oldukları zaman yararlıdırlar. Sahteci, yaltakçı ya da fırsatçı olduklarında ise, zararlıdırlar."


Konfüçyüs dedi ki : "Erdemli   olanların söyleyecek sözleri vardır, ama söyleyecek sözleri olanların tümünde erdem yoktur. İnsancıl olanlar cesaretlidir, ama cesaretli olanların tümü insancıl değildir."


Konfüçyüs bir öğrencisine dedi ki, " Çalışarak mı bir çok şey öğrendiğimi düşünüyorsun?"
Öğrenci yanıtladı, "Evet, Öyle değil mi?"
Konfüçyüs dedi ki : "Hayır. Temellerindeki birliğe nüfuz ediyorum."


Konfüçyüs dedi ki : "Eskiyi canlandır, ama yeniyi de bil; o zaman öğretici olabilirsin."


Konfüçyüs dedi ki : "En azından ortaya erişmişlere yüksek şeylerden söz etmek yanlış değildir, ama ortanın altında kalanlara bunu yapmamak gerekir."


Konfüçyüs dedi ki : "Eğitimli insanlar dingindir ama mağrur değildir. Küçük insanlar ise mağrurdur ama dingin değildir."


Konfüçyüs dedi ki : "Örnek insanlar yumuşak huylu ve berrak düşüncelidirler. Küçük insanlar ise her zaman sinirlidirler."


Konfüçyüs dedi ki : "Sadakat ve bağlılığı en öne yerleştir; kendin kadar iyi olmayanlarla ilişki kurma, ve hata yaptığında değiştirmekten çekinme."


Konfüçyüs dedi ki : "Yakındakiler hoşnutsa uzaktakiler de gelir."


Konfüçyüs kendisinden dört şeyi uzaklaştırmıştı: inadı yoktu, ısrarcı değildi, saplantısı yoktu ve bencil değildi."


Konfüçyüs dedi ki : "Hizmeti öne koş, kazancı geriye; bu erdemi yüceltmek değil midir? Kendi kötülüklerinin üzerine git, başkalarınınkinin değil; bu kötülüğü arındırmak değil midir? Ve düşün ki geçici bir öfkeyle kendini unutup akrabalarına zarar verme.

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